Before I Die, de Jenny Downham

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La couverture du livre, aux éditions Penguin Random House

Données techniques

Before I Die est un roman de Jenny Downham sorti en 2007. Ma version est celle éditée par Penguin Random House et fait un peu moins de 330 pages. Il a été traduit en français par Aleth Paluel-Marmont, sous le titre Je veux vivre.

Résumé

À 16 ans, Tessa sait qu’il ne lui reste plus que quelques mois à vivre. Atteinte d’une leucémie, elle décide d’exploiter ces dernières semaines pour réaliser ce qu’elle n’aura pas le temps d’expérimenter plus tard. Sur sa liste de choses à faire avant de mourir : se droguer, faire l’amour, devenir célèbre… Entre autres. Accompagnée de sa meilleure amie et de sa famille, elle va tenter de vivre sa vie en accéléré…

Mon avis

J’avais beaucoup entendu parler de ce livre, notamment après que Nos Étoiles Contraires soit devenu LE livre que tout le monde devait avoir lu. Je me souviens notamment avoir lu qu’il était beaucoup plus proche de la réalité et beaucoup moins niais.

Après m’être finalement décidée à l’acheter, je peux donc officialiser l’information que je ne suis pas particulièrement friande de «la réalité» dans ce genre de livres.

Il m’a fallu deux jours pour en parvenir à bout, ce qui est certes plutôt court, mais ce fut un vrai parcours du combattant. J’ai failli le mettre de côté au bout de 50 pages, puis au bout de 100, mais j’ai décidé de me forcer à continuer et, heureusement, ça a finalement commencé à s’arranger au bout de 200 pages.

Ça ne va certainement pas être très bon pour mon karma d’annoncer ça publiquement, mais j’ai trouvé le personnage de Tessa totalement insupportable pendant les deux premiers tiers. Oui, oui, je trouve une adolescente condamnée insupportable. Je comprends bien les états d’âme que Jenny Downham fait passer – avec succès – dans cette première partie : dépression et colère qui se mélangent. Cependant, même si je comprends bien, j’ai trouvé Tessa très manipulatrice. Non seulement avec ses parents, qu’elle manipule dans la direction qui l’arrange le plus, mais aussi, et surtout, avec Zoey, sa meilleure amie. Elle exige de Zoey qu’elle soit toujours présente quand elle a besoin d’elle, que ce soit pour sortir en boîte ou pour fuguer. L’aspect qui m’a le plus choquée et énervée était sa relation avec son père. Il est dit plusieurs fois, au long du livre, qu’il a tout lâché (travail, amis, etc) pour elle et pour l’aider. Sa façon de réagir à ça ? Fuguer pendant un week-end, avec sa voiture.

En bref, la première partie du livre, bien que très bien écrite, m’a donné considérablement envie de secouer un peu Tessa pour lui remettre les idées en place.

Tout ça a néanmoins commencé à s’arranger, comme je le disais, et j’ai beaucoup plus apprécié les 100 dernières pages du livre. Avec l’apparition d’Adam dans sa vie, c’est comme si Tessa s’adoucissait un peu et commençait à reprendre conscience de certaines choses. De là, le texte devient plus poétique et on sent que Tessa, malgré la détérioration de son état de santé, est plus heureuse. J’ai particulièrement apprécié les toutes dernières pages, où les coupures et le manque de cohérence entre deux paragraphes reflètent bien le fait que Tessa n’est plus que rarement consciente. Ces derniers chapitres sont très touchants, notamment les listes qu’elle laisse à toutes les personnes proches d’elle.

Au contraire de Tessa, qui est loin d’être un de mes personnages de fiction préférés, j’ai beaucoup apprécié le caractère de son petit frère, Cal. Il a onze ans et sa relation avec sa soeur, entre jalousie et tristesse, est très bien dépeinte. C’est aussi un de ses proches que Tessa «maltraite» le moins et celui qui apporte un peu de légèreté et d’humour au roman. C’est vraiment un personnage très bien construit et touchant dans son innocence et son honnêteté.

Pour résumer mon avis, je dirais que ce livre était vraiment très bien écrit, du début à la fin. Il est aussi très touchant et, certainement, proche de la vérité. Néanmoins, ce n’est pas le genre de lecture que j’apprécie particulièrement. J’ai besoin d’un peu plus de légèreté et, surtout, de pouvoir m’attacher au personnage principal quand cela aborde de ce style de sujets. Malgré cela, je l’ai bien apprécié, surtout grâce aux tout derniers chapitres qui sont très touchants et très beaux.

Ce que je lui reproche

Ce ne sera pas une surprise : le caractère créé par Jenny Downham pour Tessa. Je suis persuadée que j’aurais adoré ce livre si elle avait été un peu moins manipulatrice, un peu plus douce et un peu plus sympathique avec les membres de sa famille.

Je suis par contre certaine que ce que je perçois comme étant un défaut va beaucoup plaire à d’autres lecteurs, il n’y a d’ailleurs qu’à voir la quantité de bonnes critiques que ce livre a pour s’en rendre compte.

Cela montre une fois de plus à quel point le ressenti peut être différent d’un lecteur à l’autre…

Note

5/10

Pour une fois, ce ne fut pas une décision difficile à prendre. J’aime beaucoup la fin de ce livre et, même si le début ne m’a pas plu, je ne peux pas nier qu’il reste très bien écrit. Ça fait donc de Before I Die un très bon livre, qui mérite la moyenne… Mais pas au-delà pour moi !

Niveau de difficulté de lecture en version originale (anglais)

À quelques rares expressions près, le lexique utilisé dans ce livre est simple et commun, bien que ça reste un livre pour adolescents, donc avec un petit plus de vocabulaire que dans des livres pour enfants… Le style est également plutôt simple avec des phrases généralement courtes et jamais trop compliquées à comprendre.

Je donnerais donc un 2/5.

La citation

«Bye, Tess. Haunt me if you like. I don’t mind.»

C’est, à la fin du livre, les dernières paroles de Cal à sa soeur. Comme je le disais plus haut, Cal est mon personnage préféré de ce livre et on retrouve ici un peu de l’humour qui le suit tout au long du roman…

Le passage

Ce n’est pas vraiment un passage en particulier, plutôt plusieurs passages éparpillés tout au long de la fin du livre… J’ai beaucoup aimé les listes d’instructions que Tessa veut laisser à ses proches. C’est un des rares moments où j’ai vraiment eu l’impression qu’elle communiquait ses sentiments. De plus, ce qu’elle leur demande d’être ou de faire est très touchant et correspond bien aux personnages tels que je pensais les connaître.

Une adaptation cinématographique ? Une suite ?

Courant 2012, le livre a été adapté au cinéma, sous le titre de Now Is Good. Ol Parker s’est chargé de la réalisation et on retrouve Dakota Fanning dans le rôle de Tessa. Le film a une moyenne de 7.2/10 sur IMDb.

Côté suite, Jenny Downham n’en a pas écrit et, a priori, ne prévoit pas de le faire…

Le relirais-je ?

À moins de perdre la mémoire dans les années qui suivent, je pense qu’il est très peu probable que je relise ce livre. J’ai vraiment souffert dans les premières pages et je préfère éviter de revivre ça !

3 réflexions sur “Before I Die, de Jenny Downham

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