Paper Towns, de John Green

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La couverture de Paper Towns, aux éditions Bloomsbury

Données techniques

Paper Towns est un livre de John Green sorti en octobre 2008. Mon exemplaire, édité par Bloomsbury, fait un peu plus de 300 pages. Le livre a été traduit en français sous le titre de La Face Cachée de Margo par Catherine Gibert.

Résumé

Totalement sous le charme de Margo Roth Spiegelmann depuis qu’ils sont enfants, Quentin décide de lui faire confiance lorsque, au beau milieu d’une nuit, elle apparaît à sa fenêtre en lui demandant de la suivre dans une revanche ingénieusement organisée.

Problème : le lendemain, Margo a disparu. Commence alors une nouvelle épopée où, entouré de ses amis, Quentin va tout faire pour la localiser et la retrouver. Au cours du chemin, il en découvrira plus sur cette mystérieuse fille qu’il pensait pourtant bien connaître…

Mon avis

Pas la peine de le cacher : je suis amoureuse du style de John Green. J’ai vraiment beaucoup aimé The Fault in our Stars, j’apprécie l’humour de l’auteur mêlé aux sujets assez graves. Et pas besoin de le cacher non plus : j’ai vu le film avant de lire le livre. Oui, j’ai honte… En fait, mon édition était dans ma bibliothèque depuis un bon moment, mais j’avais fini par l’oublier et la sortie du film au cinéma m’a rappelé qu’il fallait que je m’y attaque.

Je l’ai fini très vite, en deux petites journées… Mes attentes étaient plutôt hautes car le film m’avait vraiment plu : pas prise de tête, très drôle tout en étant touchant.

Eh bien je n’ai (majoritairement) pas été déçue ! On retrouve le John Green de TFIOS dans Papertowns. Il y a beaucoup d’humour et l’intrigue, bien que très peu compliquée, est bien rodée et intéressante à suivre. On le retrouve aussi dans ses personnages… De ce côté-là, pas de surprises, malheureusement – ou heureusement, si vous adorez les caractères des personnages de ses différents livres.

Concrètement, le livre est divisé en trois parties. La première, très courte, raconte la «nuit de vengeance» organisée par Margo, dans laquelle Quentin l’a accompagnée. La deuxième parle de l’enquête que mènent Quentin et ses ami(e)s pour tenter de localiser Margo, alors que dans la troisième, on suit leur roadtrip à travers différents états pour retrouver cette dernière. J’ai très clairement préféré la troisième partie aux deux autres : plus d’action, moins de longueurs et plus d’humour.

John Green est un des seuls auteurs capable de me faire rire autrement que dans ma tête quand je lis un de ses livres. Je ne sais pas s’il est comme ça dans la vie de tous les jours, mais les répliques qu’il arrive à créer ne manquent pas de me faire rire… Comme pour la balançoire légèrement pédophile de TFIOS, ici, la collection de Pères Noël noirs m’aura beaucoup fait rire. Son style est toujours très frais et léger, et c’est compliqué de résister au «allez, encore un petit chapitre de plus…» que tout amateur de livres connaît (trop) bien.

Comme je le disais, la trame générale de l’histoire n’est pas très compliquée : une disparition, une enquête, un voyage pour retrouver Margo. Elle manque même un peu de crédibilité – tout lâcher pour se mettre à la recherche désespérée d’une fille avec qui on n’a pas discuté depuis une dizaine d’années, vraiment, Quentin ? Cependant, ce sont les petits détails qui rendent l’histoire très plaisante et difficile à lâcher. L’utilisation du poème Song of Myself, de Walt Whitman, par exemple, est très développée et intéressante, surtout avec le point de vue de Quentin qui évolue au fil de ses (re)lectures.

Les personnages secondaires (je compte Quentin et Margo comme étant les principaux) sont, eux, très attachants et apportent une bonne dose d’humour. Radar et Ben, les deux meilleurs amis de Quentin, donnent une jolie preuve de loyauté en le suivant presque inlassablement dans sa quête pour retrouver une fille qu’ils ne connaissent quasiment pas. Lacey, la meilleure amie de Margo, nous apprend une leçon plus ou moins subtile sur le fait que se fier aux apparences est une mauvaise idée…

Bien que je sois une grande amatrice du style de John Green, les similitudes entre tous ses différents personnages de fiction commencent à devenir un peu gênantes. Margo est un copier-coller d’Alaska et d’Augustus, bien que cette dernière comparaison soit légèrement moins évidente. Les personnages tourmentés, les ados en marge de la société semblent être un des gros sujets d’inspiration de John Green (dont je n’ai lu que trois livres pour l’instant) et j’aimerais bien le voir créer un personnage à l’opposé de tous ces critères.

La fin, quant à elle, est bien trouvée… Même s’il m’a fallu quelques heures pour accepter cela : je n’ai pas pu m’empêcher d’être très surprise et un peu déçue sur le moment, sans vouloir en dire plus. John Green arrive à nous mettre assez subtilement à la place de Quentin pour nous faire vivre ce dénouement. Comme lui, notre niveau d’excitation a grimpé au fur et à mesure des pages et on ne peut plus attendre de savoir comment ça va se finir…

En bref, si vous cherchez une lecture sympathique, avec un peu de suspens et des personnages attachants et drôles, n’hésitez pas. Si par contre vous n’en pouvez plus des caractères philosophiques qu’adore John Green, fuyez… Ou sautez toutes les pages où on parle de Margo, mais je vous conseille plutôt la première solution !

Ce que je lui reproche

Logiquement, le manque de diversité dans le caractère des personnages. J’apprécierais vraiment beaucoup un peu plus de diversité dans un nouveau roman, si nouveau roman il doit y avoir. Le caractère de Margo, totalement «rebelle de la société» m’aurait très vite énervée si on l’avait vue un peu plus souvent…

Et la fin : même si je conçois qu’elle est bien trouvée et que l’effet est réussi, je n’ai pas aimé ce côté soufflé qui retombe. J’aurais aimé un petit peu de surprise et de rebondissements dans les premières pages, après avoir suivi tout un roadtrip pendant une cinquantaine de pages !

Note

Je vais me décider pour un 7/10 (qui tend néanmoins vers le 8…)

Ce n’est pas un énorme chef-d’oeuvre, mais c’est un roman que j’ai beaucoup apprécié, que j’ai eu de la peine à laisser de côté car je voulais savoir la fin et, surtout, qui m’a fait rire ! C’est tout ce que je demande d’une lecture pas prise de tête et tous les critères ont été remplis de ce côté-là.

Niveau de difficulté en langue originale (anglais)

2/5

Paper Towns fait partie de ces livres YA que je recommanderais facilement pour quelqu’un qui cherche une lecture anglaise assez simple. Les seuls passages qui peuvent poser problème sont ceux où le poème de Walt Whitman  est cité, et c’est un problème assez facilement réglé si on a la curiosité de poser des questions à Google – ce que je conseille de faire, car le poème est assez intéressant.

La citation

«Talking to a drunk person was like talking to an extremely happy, severely brain-damaged three-year-old.»

Ce n’est pas une surprise, le livre est rempli de citations philosophiques plus ou moins réussies. Néanmoins, je l’ai apprécié surtout pour son côté humoristique et cette phrase m’a déclenché un large sourire… Comme tout le passage qui a suivi !

Le passage (possibles spoilers !)

Le passage de «l’accident» pendant leur road trip, et surtout le après. C’est un des moments qui m’aura le plus fait rire (non, non, je ne suis pas une sadique, c’est vraiment drôle), autant dans le livre que dans le film d’ailleurs. En plus, le petit côté héroïque de Ben est très agréable après qu’on ait passé une bonne partie du livre à le voir comme un loser.

Une adaptation cinématographique ? Une suite ?

L’adaptation de Paper Towns est sortie en été 2015, avec Cara Delevingne dans le rôle de Margo, et Nat Wolff (Isaac dans TFIOS, le monde est petit…) dans celui de Quentin. Jake Schreier était à la réalisation et le film a une moyenne de 6,4/10 sur IMDb.

Quant à une suite, ça paraît très peu probable… Au lecteur d’imaginer ce qui a pu arriver une fois la dernière page tournée !

Le relirais-je ?

Dans l’immédiat, je n’ai pas très envie de me relancer dans ce livre – sûrement parce qu’avoir enchaîné le film et la lecture était déjà un peu trop. Je le garde cependant dans ma mémoire comme livre sympathique et rapidement lu… Peut-être un jour aurai-je besoin d’une lecture de ce genre !

3 réflexions sur “Paper Towns, de John Green

  1. Mlle Yasmine dit :

    J’ai vu le film et je n’ai pas encore lu le livre mais j’ai hâte ! Je suis tellement fan de John Green et de son écriture, il arrive à écrire des histoires d’ado comme si il en était un ! J’aimerai tout de même voir ce que ça donne si il écrit un thriller ou un roman de science-fiction…etc car on est tellement habitué aux histoires d’amour avec lui 😂

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