Un Amour de Swann, de Marcel Proust

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Couverture de Un Amour de Swann, aux éditions Folio

 

Données techniques

Ecrit par Marcel Proust et sorti en 1913, Un Amour de Swann est un roman faisant partie de l’oeuvre Du Côté de Chez Swann. Ma version, éditée chez Folio, fait 250 pages.

 

Résumé

Un Amour de Swann raconte la rencontre entre Charles Swann et Odette. Tous les deux sont  d’abord très amoureux mais la situation va se détériorer quand Odette s’éloignera de Swann… Qui découvre alors la jalousie ! Des mois durant, il va tenter de faire renaître la flamme entre eux et surtout d’oublier tous ces hommes qui entourent Odette et de surpasser sa jalousie.

Note

3/10 !

Trois points pour le style de Proust qui est bon… Et c’est à peu près tout ce qui est bon pour moi. C’est à l’opposé total de ce que j’aime lire et je préfère oublier ces moments pénibles. Rapidement.

 

Mon avis

Les grands auteurs classiques français, c’est toujours quitte ou double pour moi. Pour Hugo et Camus, ça a passé, pour Flaubert et, désormais, Proust, ça a cassé, et en beauté. Le roman fait 250 pages, mais j’ai senti passer chacune d’entre elles et il m’a fallu de nombreux jours pour arriver au bout du livre… sachant qu’après 10 pages lues, mes yeux commençaient à se faire (très) lourds !

C’est toujours un peu compliqué de critiquer des classiques, puisqu’il y a une raison à ce «titre» qu’ils ont acquis. Alors je dois le reconnaître : le style de Proust est bon. Il décrit à la perfection les sentiments, que ce soit l’amour ou la jalousie (les deux principaux de ce roman), tous les deux sont très bien mis en avant et tous les petites habitudes qu’ils apportent sont très bien décrites. On ne retrouve pas les clichés de «les papillons dans le ventre», c’est un peu plus recherché mais très compréhensible quand même. Marcel Proust est également très doué dans le développement des personnages. L’évolution de Swann et de ses sentiments est écrite avec brio, et les changements d’attitude d’Odette le sont également. Pour finir, il décrit à la perfection les différentes sociétés qui entourent les deux protagonistes principaux, l’hypocrisie de la bourgeoisie du côté de Swann, et la stupidité des Verdurin pour Odette, qu’il raille sans se gêner mais toujours avec finesse.

Voilà, les qualités que je suis forcée de lui reconnaître sont écrites. Et maintenant…

Misère que ce fut pénible ! Ça faisait depuis la lecture de Madame Bovary que je ne m’étais pas autant ennuyée. Le contenu du livre peut être résumé en quelques mots très simples : Swann tombe amoureux, il refuse de se l’avouer, puis finalement il se l’avoue, ce qui fait qu’il devient terriblement jaloux de tous ceux qui entourent Odette. Totalement aveuglé par son amour, il ne se rend pas compte que cette dernière a des moeurs très très légères, jusque ce que la vérité lui tombe finalement dessus. À partir de ce moment-là, il va pleurer sur son sort pendant des pages interminables, puis finalement réussir à mettre fin à sa relation. Voilà. Vous savez ce que je déteste dans un livre ? Les relations interminables et compliquées et surtout, la jalousie. Pour le coup, j’ai été servie…

Je me suis honnêtement ennuyée et ce fut une bagarre de ne pas lâcher le livre après les trois premières pages. Malheureusement, comme c’est un livre sur lequel on sera interrogés en examen, il fallait que je m’accroche. J’en suis venue à bout à coups de «allez, 10 pages par soir, ça passera vite !». Oui, le style de Proust est bon, mais il m’a tapé sur les nerfs, et puissamment. Les jérémiades incessantes de Swann sur son amour qui, misère, n’est plus partagé, puis sur tous ces hommes qui tournent autour de sa Odette m’ont juste donné envie d’aller le secouer pour lui dire de se taire et d’agir. Majoritairement de se taire, pour être honnête. Ça traîne en longueur, et les éléments qui font bouger un peu la situation sont très rares. Swann se contente de se lamenter sur cet amour qui lui file entre les doigts… sans rien faire pour y changer quelque chose. Soit. Je l’ai trouvé successivement très niais, à se pâmer devant des lettres reçues il y a des mois, puis très naïf quand la vérité s’étale devant ses yeux mais qu’il refuse en bloc de la voir (l’amour rend aveugle, il paraît). Que le personnage principal me soit insupportable était déjà un mauvais départ…

L’intrigue, bon, eh bien, ce n’est juste vraiment pas du tout ma tasse de thé. Je déteste les gens jaloux, donc que ce soit un sentiment qui constitue la moitié du livre était mauvais signe. Je ne m’y étalerai pas plus longuement : j’ai juste détesté ce qu’il se passait dans ce livre.

J’ai aussi eu beaucoup de peine avec la longueur des phrases et, surtout, le manque de chapitres. La longueur des phrases me faisait totalement décrocher de ce qu’il se passait, ce qui me forçait à remonter de quelques lignes pour tenter de comprendre où on en était. Et l’absence total de chapitres dans un livre que j’ai déjà de la peine à lire… Gros problème. Normalement, pour me motiver, je me dis que juste un petit chapitre suffira pour ce soir, là, je n’avais même pas cette possibilité.

En bref : Je. Ne. Relirai. Jamais. Ce. Livre. Je m’excuse envers les amateurs de Proust, mais je me suis ennuyée, j’ai eu envie de frapper les deux protagonistes principaux (et pas par affection, loin de là) et je suis quasiment incapable de vous dire précisément ce qui s’est passé tellement le style me faisait décrocher. Le seul aspect positif pour moi est donc que cette lecture soit enfin passée (et que je puisse m’alléger l’esprit en le critiquant) !

 

Ce que je lui reproche

Le manque de chapitres, les phrases interminables, l’intrigue insipide à mon goût, les personnages principaux insupportables… Peut-être aurais-je eu meilleur temps de transformer cette rubrique en «ce que je ne lui reproche pas», juste pour cette critique.

 

La citation

Elle fut compliquée à trouver… J’aurais bien mis la phrase de fin, juste parce que c’était la phrase de fin, mais ça aurait été un peu facile. Donc voici ma deuxième citation préférée :

« Ce que je reproche aux journaux, c’est de nous faire faire attention tous les jours à des choses insignifiantes, tandis que nous lisons trois ou quatre fois dans notre vie les livres où il y a des choses essentielles. »

 

Le passage

La fin ! Parce que c’est une des seules parties où il se passe des choses un peu décisives et qui ont un impact sur l’histoire. Et parce que c’est le seul moment où je n’ai pas eu envie de gifler Swann.

 

Une adaptation cinématographique ? Une suite ?

Il existe une adaptation d’Un Amour de Swann, réalisée Volker Schlöndorff en 1984. Jeremy Irons interprète Swann et Ornella Muti joue Odette. Le film a une note de 6,6/10 sur IMDb.

Côté suite, c’est un peu compliqué. Un Amour de Swann est la deuxième partie de Du Côté de chez Swann, qui est lui-même le premier roman de À la Recherche du Temps Perdu, qui compte sept tomes. En bref, si le style de Proust vous a plu, vous avez de la matière pour continuer de découvrir ce qu’il a écrit !

Une réflexion sur “Un Amour de Swann, de Marcel Proust

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