Every Last Word, de Tamara Ireland Stone

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Couverture de Every Last Word aux éditions Disney-Hyperion. Image tirée d’Amazon.

Données techniques

Every Last Word est un roman d’un peu plus de 350 pages écrit par Tamara Ireland Stone, sorti en juin 2015 et édité par Disney-Hyperion. Il a été traduit en français par Pauline Vidal sous le titre Dans Chacun de mes Mots et est disponible aux éditions Hugo Roman New Way.

 

Résumé

Samantha MacAllister a un secret qu’elle cache brillamment à ses amis depuis des années : elle est atteinte de TOC et souvent sujette à des pensées sombres ou des crises d’angoisse. La pression de son groupe d’amies «populaires» ne l’aide pas à aller mieux… Cependant, un jour, Sam fait la rencontre de Caroline, qui lui parle d’un lieu qui pourrait changer sa vie, un coin de poètes qui pourrait l’aider à avancer. Au fil du temps, Sam apprend à  coucher ses angoisses sur papier et à être plus honnête avec les autres et avec elle-même…

 

Note

7,5/10 !

Je reste perplexe et peu convaincue face à certains aspects, et je m’attendais à quelque chose de différent, peut-être d’un peu plus «lourd» et émouvant dans le traitement de la maladie. Malgré tout, la lecture était agréable, la présence et l’importance de la poésie très intéressantes et plaisantes, et j’ai adoré la personnalité de tous les apprentis poètes.

 

Mon avis

J’hésite toujours énormément à lire un livre traitant de maladies mentales ou physiques, que ce soit dépression, anorexie, autisme ou autres, et de harcèlement scolaire. Le fait que ce soient des thèmes qui me concernent et, donc, me touchent particulièrement, me donne la boule au ventre. Pas parce que ça touche des cordes sensibles, non, mais je ne supporte pas les livres qui en parlent avec légèreté et en le romantisant. Vraiment, ça me donne la nausée de lire des bouquins qui en parlent en donnant l’impression de ne pas avoir fait la moindre recherche dessus. Autant dire que quand j’ai vu Every Last Word passer un peu partout sur la blogosphère, j’ai eu envie de lire… mais j’ai aussi appréhendé.

Je ne suis pas atteinte de TOC et je ne connais personne qui l’est, mais j’ai eu l’impression que, malgré de gros efforts, cette maladie n’était pas représentée très fidèlement et était un peu idéalisée, surtout dans certains aspects. Premièrement, le fait que Sam arrive à le cacher à tout le monde depuis des années, particulièrement à son groupe d’amies (insupportables, d’ailleurs). Elle dit avoir été diagnostiquée à dix ans… Est-ce qu’à dix ans, une enfant est vraiment capable de cacher une charge telle que celle-ci, surtout alors que sa maladie est à son point le plus fort, sans traitement adapté ? Ça m’a semblé très peu probable que personne ne se doute de rien… Deuxièmement, sa famille. On ne la voit que très peu, mais il m’a manqué ce côté de l’impact de la maladie sur ses proches. J’aurais vraiment, vraiment aimé avoir plus de scènes familiales. Et dernièrement, il m’a semblé que sa maladie «disparaissait» par moments, et je ne parle pas de son évolution au fil du roman. Elle était parfois laissée de côté pour réapparaître avec force soudainement et ça m’a donné la vague impression que l’auteure l’utilisait quand elle en avait besoin pour faire avancer l’histoire.

Voilà les trois points qui m’ont le plus gênée par rapport au traitement de la maladie dans ce livre. Malgré cela, le côté «la maladie me rend intéressante et tellement mystérieuse !» a été évité (youpi !) et la maladie en elle-même n’a pas été idéalisée. J’ai plutôt le sentiment que cela a été traité sans vouloir démoraliser totalement les lecteurs – tant mieux, remarquez – et, par conséquent, avec un petit manque de réalisme.

Passons au deuxième aspect qui m’a vraiment posé problème : le harcèlement scolaire. C’est un thème secondaire dans le livre, soit, mais qui a tout de même son importance. Et, je ne vais pas mentir, j’ai trouvé qu’il manquait totalement de profondeur. J’aurais adoré un peu plus de développement de ce côté-là, que Sam analyse un petit peu mieux ce qu’elle avait fait sous la pression de ses amies. Je n’arrive pas à mettre exactement le doigt sur ce qui m’a gênée, mais le traitement de ce thème m’a laissée frustrée. Dommage…

Malgré tous ces aspects négatifs, j’ai aimé cette lecture. Sam est une personne très touchante, comme le sont tous ses amis du Poet’s Corner. J’ai aimé le développement de sa relation avec AJ, j’ai aimé sa propre évolution, j’ai aimé les relations avec ses amies (oui, toujours insupportables) et leur changement et, par-dessus tout, j’ai adoré Caroline et le mystère qui l’entourait – et ses t-shirts, que je veux ! C’était une lecture intéressante et qui m’a mis du baume au coeur, et j’ai beaucoup aimé l’importance et l’impact de la poésie dans la vie de tous les différents protagonistes.

Je le résumerais donc comme un livre qui traite avec intelligence de thèmes compliqués, sans être totalement dans le réalisme. Ça reste du YA accessible à tous et qui évite des côtés certainement trop lourds pour ce genre de romans. Je m’attendais à un peu plus du réalisme et j’ai donc été un petit peu déstabilisée, mais c’est resté une lecture très agréable avec un plot twist final très bien trouvé et exploité. Ce n’est pas un coup de coeur, mais c’est une très bonne lecture !

 

Ce que je lui reproche

Le traitement trop léger à mon goût du harcèlement scolaire, qui fait plus office de figuration que de vrai problème… Et puis, mais c’est plus personnel, j’aurais préféré un peu plus de réalisme et un peu moins de légèreté quand le TOC était abordé, ça m’a déstabilisée par rapport à mes attentes.

 

La citation

J’aurais pu mettre ici les citations écrites sur les différents t-shirts de Caroline, parce que je les veux tous. Mais un peu de sérieux quand même, je me suis décidée pour une citation qu’il fait bon de relire de temps en temps, pour se souvenir qu’elle dit la vérité…

« Mistakes. Trial and error. Same thing. Mistakes are how we learned to walk and run and that hot things burn when you touch them. You’ve made mistakes all your life and you’re going to keep making them. »

Merci Sue pour ce rappel qui fait toujours du bien !

 

Le passage

Le plot twist de fin qui m’a bien surprise. Je sentais qu’il y avait quelque chose d’un peu bizarre avec Caroline, sans réussir à mettre le doigt dessus. J’ai trouvé que la vérité et ses conséquences étaient bien traités, en plus de permettre de mettre un joli terme à cette histoire, sans précipitation.

 

Difficulté de lecture en version originale (anglais)

2/5 !

Comme souvent dans le Young Adult, le vocabulaire reste très accessible – à l’exception peut-être de celui qui est utilisé dans certains poèmes – sans être pauvre non plus, les chapitres ne sont pas interminables et l’épaisseur de livre pas décourageante. On ne le dira jamais assez : ce style est un bon choix pour de premières lectures en anglais !

 

Une adaptation cinématographique ? Une suite ?

Ni l’un ni l’autre n’est annoncé ou prévu pour l’instant, bien que je ne doute pas que cela pourrait faire une adaptation sympa… Peut-être aurons-nous plus de nouvelles d’ici quelques semaines ou mois.

4 réflexions sur “Every Last Word, de Tamara Ireland Stone

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