The Green Mile, de Stephen King

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Couverture de The Green Mile, aux éditions Orion. Photo tirée d’Amazon

 

Données techniques

The Green Mile est un roman de Stephen King, tout d’abord publié en six différents volumes entre mars et décembre 1996. Les six volumes ont ensuite été regroupés en un seul tome. L’histoire a été traduite en français par Philippe Rouard, sous le titre de La Ligne Verte. La version de poche compte environ 500 pages.

 

Résumé

The Green Mile raconte l’histoire de Paul Edgecombe, un ancien gardien de prison, aujourd’hui dans une maison de retraite, qui travaillait dans le couloir de la mort d’une prison. En 1932, un prisonnier extraordinaire, répondant au nom de John Coffey, arrive après avoir été condamné à mort. Edgecombe réalisera rapidement que Coffey dispose de pouvoirs de guérison hors du commun et se rendra également compte que le crime pour lequel Coffey est condamné n’est pas totalement clair…

 

Note

10/10 !

C’est un vrai coup de coeur, un livre dont je ne suis pas sortie indemne. Il est rempli d’émotions, de personnages aux personnalités incroyablement bien décrites. C’est un petit bijou à l’intrigue inventive et passionnante et qui, par son thème principal, mène évidemment à la réflexion. À ne pas rater !

 

Mon avis

En règle générale, King est plus connu pour ses livres d’horreur ou ses thrillers. Tous ceux que j’ai lus étaient des petites pépites d’inventivité, pleines de scènes effrayantes et, parfois, des pires cauchemars d’enfants (oui, It, c’est à toi que je m’adresse). J’ai donc été un peu surprise lorsque, il y a quelques années, tout au début de ma découverte de Stephen King, j’ai découvert qu’il était également l’auteur de The Green Mile. Globalement, tous les livres de cet auteur font ressentir des émotions. Que ce soit la peur, l’angoisse, le dégoût : on n’en ressort jamais indemne. The Green Mile est dans le même cas, mais au centuple. Ici, on sera tour à tour indigné, énervé, attristé, étonné, frustré… En bref, il ne faut pas s’attendre à le finir dans le même état d’esprit que quand vous l’avez commencé.

La première fois que je l’ai lu, je me suis demandé comment il était possible d’avoir une histoire aussi rondement menée sans se baser sur une situation vécue. La situation de John Coffey, le mystère qui entoure son crime et celui, encore plus épais, qui entoure ses capacités étonnantes puis, ajouté à cela, les caractères de chacun des personnages, la présence de Mr.Jingles ou le détestable Percy s’entremêlent harmonieusement pour former un récit explosif et dévastateur. Évidemment, la deuxième lecture laisse moins de place à la surprise lorsqu’on découvre la vérité derrière l’affaire John Coffey, mais la réaction de Paul Edgecombe, le gardien, est toujours aussi déchirante et émouvante. Les livres dont l’intrigue est vraiment très originale commencent malheureusement à se faire de plus en plus rare, et ça fait du bien d’avoir un petit bijou comme celui-ci à lire.

Je sais que, la première fois, j’ai été extrêmement frustrée et, si j’avais pu, j’aurais hurlé contre ces idiots de représentants de la loi un peu trop bornés par ce qu’ils voulaient voir… Je sais que la perspective de la chaise électrique m’a donné des nausées (renforcées durant le passage de l’exécution de Delacroix, quelques pages à sauter si vous êtes sensible) et m’en donne encore lorsque je pense que ce n’est toujours pas une pratique totalement abolie. Je sais que j’ai eu envie de frapper Percy, à de nombreuses reprises, et que son sort final m’a vraiment réjouie. Je sais que je me suis attachée à John Coffey et que c’est à mon avis un des personnages de fiction les plus touchants. Et je sais surtout que, après ma première lecture, il m’a fallu plusieurs jours pour vraiment me replonger dans un livre tellement celui-ci m’avait marquée.

Je dois le dire, c’est un livre pour lequel j’ai de la peine à trouver les mots (ce qui explique le caractère certainement brouillon de cet avis…). Il m’a fait ressentir tellement de choses et m’a tellement émue que je ne sais pas vraiment si c’est possible de transmettre ces émotions. Ce n’est pas le livre que je recommanderais pour découvrir le style de Stephen King, car il est assez éloigné de ce qu’il fait habituellement, mais c’est malgré tout un livre de l’auteur à ne pas manquer, que je recommanderais pour la réflexion qu’il apporte et pour les émotions qu’il fait ressentir.

Si je devais résumer en quelques mots tout simples, ce serait ceux-ci : lisez-le. C’est un chef d’oeuvre de la littérature à ne pas manquer, à mon avis, pour la réflexion sur la peine de mort qu’il force à avoir, pour son intrigue très inventive, intéressante sans être tarabiscotée, pour ses personnages principaux aux différents caractères très bien décrits et pour les émotions qu’il fait ressentir. Un must have et un must read !

 

Ce que je lui reproche

C’est frustrant de ne rien trouver à y redire, car ça me donne l’impression de manquer d’objectivité… Mais il va falloir que je me fasse une raison pour cette critique, car je manque vraiment de points négatifs sur ce livre.

 

La citation

Ce n’est pas rare que je voie passer cette citation sur mon Facebook, elle revient à intervalles réguliers. Généralement, j’essaie d’aller chercher plus loin que les citations les «plus connues» mais je ne peux pas nier que c’est celle-ci qui m’a le plus touchée et le plus plu. John Coffey dans toute son honnêteté et son émotion…

« I’m rightly tired of the pain I hear and feel, boss. I’m tired of bein’ on the road, lonely as a robin in the rain. Not never havin no buddy to go on with or tell me where we’s comin from or goin to or why. I’m tired of people bein ugly to each other. It feels like pieces of glass in my head. I’m tired of all the times I’ve wanted to help and couldn’t. I’m tired of bein’ in the dark. Mostly it’s the pain. There’s too much. If I could end it, I would. But I can’t. »

Honnêtement, je pense que cette citation est un exemple parfait du talent de Stephen King. Elle transmet toute la personnalité de Coffey tout en éveillant un écho en nous…

 

Le passage

Celui où Paul Edgecombe découvre la vérité sur l’affaire qui a mené Coffey à sa condamnation à mort. Le lecteur se doutait déjà de quelque chose depuis plusieurs chapitres, mais la révélation n’en reste pas moins très dure à accepter et la réaction de Paul est très émouvante tout en restant très réaliste.

 

Difficulté de lecture en version originale (anglais)

3.5/5

Le discours des prisonniers est souvent assez difficile à comprendre – dans le cas de Coffey, c’est un patois parfois compliqué à déchiffrer, pour Delacroix c’est un mélange bizarre d’anglais et d’un français vaguement incompréhensible. Le vocabulaire utilisé est plutôt large et les mots ne font pas toujours partie des mots les plus courants que tout le monde comprend. Le livre en lui-même, même s’il est divisé en chapitres d’une longueur plutôt raisonnable, est assez conséquent et peut être décourageant, même si le suspens entre deux chapitres encourage à continuer la lecture.

 

Une adaptation cinématographique ? Une suite ?

Pas de suite écrite ni prévue, mais le livre répond bien heureusement à toutes les questions que le lecteur peut se poser. Pas de frustration de ce côté-là, du moins en ce qui me concerne !

Côté films, je ne vous apprendrai rien en disant que le roman a été adapté, en 1999 très précisément. Frank Darabont est à la réalisation, Tom Hanks dans le rôle de Paul Edgecombe et Michael Clarke Duncan dans celui de John Coffey. Le film a une note de 8,5/10 sur IMDb.

Une réflexion sur “The Green Mile, de Stephen King

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