1984, de George Orwell

71DgPQAEnFL

Couverture de 1984, aux éditions Signet. Image tirée d’Amazon.

 

Données techniques

1984 ou Nineteen-Eighty-Four est un roman de dystopie de George Orwell publié en 1949. Mon exemplaire, publié par Penguin Classics, fait 400 pages. Le livre a été traduit en français, sous le titre 1984, par Amélie Audiberti.

Résumé

1984 est considéré comme la dystopie à avoir lue. Inspirée par la haine de George Orwell pour le régime stalinien, on y suit le personnage de Winston Smith, un homme vivant dans un Londres futuriste où chaque geste, chaque parole et chaque expression est contrôlé. Tout adversaire au Parti disparaît mystérieusement et toute liberté est bannie. De plus en plus conscient de l’injustice du système, Winston va chercher à se rebeller, contre un gouvernement et le Big Brother bien plus forts et puissants que lui…

Note

7/10 !

J’ai aimé le travail derrière la création d’un univers futuriste (du moins pour l’époque où il a été écrit), le réalisme un peu terrifiant surtout vu les parallèles que l’on peut tirer avec notre époque. Par contre, j’aurais aimé que Winston, le personnage principal, ait une personnalité plus affirmée et soit un peu plus marquant et il y avait quelques longueurs qui m’ont un peu ennuyée.

Mon avis

Ça fait de très longs mois que ce classique traîne sur ma liste de livres à lire absolument, sans que je n’arrive jamais à me motiver. C’est désormais chose faite, grâce à ma bibliothèque qui, magie, propose des livres en VO ! Mon verdict est un peu mitigé…

L’univers que nous présente George Orwell est glaçant de par son réalisme. Bien sûr, la situation d’aujourd’hui n’est pas comparable à 100% avec celle décrite dans le livre… Mais il est compliqué de considérer tout ce qui nous est présenté comme totalement irréaliste. La télé qui contrôle chaque geste, chaque parole, presque chaque pensée ? Voilà qui rappelle un peu le contrôle sur Internet… La manipulation du passé dans les journaux, les discours, les livres d’histoire ? Tiens, ça rappelle un peu la manipulation des politiciens… En bref, on peut faire beaucoup (trop) de parallèles entre le monde futuriste tel qu’imaginé par Orwell et celui dans lequel on vit actuellement. C’est l’aspect le plus intéressant et le plus captivant du livre. On est choqués par le contrôle extrême que «le Parti» exerce sur son peuple, sans toutefois parvenir à le considérer comme totalement inventé et improbable. On voit bien également que l’auteur a beaucoup travaillé pour le rendre le plus crédible possible : l’univers a un passé (que l’on peut notamment voir dans les extraits du livre de Goldstein), a un fonctionnement très bien défini et des «chefs» qui savent ce qu’ils font. Ce n’est pas une dystopie bancale, c’est un monde que l’on peut bien s’imaginer et dans lequel on peut se projeter (même si on n’en a pas forcément envie, ceci dit). Dans ce sens-là, c’est probablement la «reine des dystopies» : sa crédibilité, renforcée par un univers extrêmement travaillée, la rend terrifiante (et un peu déprimante) et je n’ai pour le moment pas trouvé de dystopies récentes qui l’égalent.

L’intrigue, elle, reste très terre-à-terre et réaliste. Il ne faut pas s’attendre à de grosses actions, à du suspens, à de grandes révélations, à un happy end où tout le monde s’aime et vit heureux et, surtout, libre. Bien sûr, Winston cherche à se rebeller, mais ses tentatives restent toujours très «pacifiques». Le bon côté, c’est que ça ne devient pas totalement fantasque, du genre gouvernement ultra-puissant renversé en une journée. De l’autre, eh bien c’est un peu plat à la longue. Surtout lors des loooongues pages qui sont tirées du livre de Goldstein et qui sont, certes, brillamment écrites… mais qui paraissent surtout interminables.

Quant au personnage principal, Winston, c’est lui qui m’a le plus déçue. Il est vraiment très plat et, bien que ce soit certainement volontaire de la part d’Orwell (ça prouve le lavage de cerveau de tous les membres du Parti et la routine absolument imperturbable de leur vie), le manque d’étincelle et d’intérêt du personnage a fini par m’ennuyer. Même dans sa rébellion, il est très mou et ne m’a jamais vraiment convaincue. Il a l’air résigné à absolument tout ce qui lui arrive, que ce soit de tomber amoureux, de se faire emprisonner, torturer ou d’avoir l’idée de se rebeller. J’aurais vraiment aimé un peu plus de motivation de sa part, un peu plus d’énergie et de détermination.

En résumé, c’est un livre à lire, pour son côté de première dystopie, déstabilisante et terrifiante, et pour le travail qu’il y a clairement eu derrière l’univers créé. Si vous n’êtes pas fan de happy end explosive, où tout le monde s’en sort de justesse, n’hésitez pas. Si, par contre, vous aimez les fins heureuses et les personnages avec une personnalité bien établie et très présente… eh bien, lisez-le quand même, car c’est un classique dont la lecture est importante, mais soyez prévenu : vous serez peut-être déçu !

La citation

Le Parti, évidemment unique et tout-puissant, qui contrôle le coin du monde où vit Wilson, est terrifiant de par sa conception et son pouvoir. Ils n’en ont clairement rien à faire des citoyens et de leur bien-être… et ne cherchent plus vraiment à le cacher, comme le montre la citation que j’ai choisie.

« The Party seeks power entirely for its own sake. We are not interested in the good of others; we are interested solely in power, pure power. »

Difficulté de lecture en version originale (anglais)

3/5 

J’ai souvent entendu que c’était un bon choix pour commencer à lire en anglais, je ne suis assez clairement pas d’accord. Certains passages sont vraiment très longs et, même en pouvant bien lire en anglais, j’ai décroché… Autant dire que si vous n’avez pas l’habitude, ce n’est pas une bonne idée. Le livre est aussi assez long et certains chapitres bien massifs. Il ne faut pas être un pro pour le lire, mais je le déconseillerais quand même aux débutants !

Une adaptation cinématographique ? Une suite ?

Il existe deux adaptations cinématographiques de 1984. La première est sortie en 1956 et réalisée par Michael Anderson, elle a une note de 7,1/10 sur IMDb. La plus récente est sortie en… 1984 (ça ne s’invente pas) et réalisée par Michael Radford, avec John Hurt dans le rôle de Winston. Elle a une note de 7,2/10 sur IMDb ! Il existe également plusieurs téléfilms basés sur le roman.

L’auteur n’a pas écrit de suite à 1984 (il est décédé six mois après sa publication), mais un auteur hongrois du nom de György Dalos en a écrit une, sous le titre 1985 et publiée chez Panthéon Books. Elle raconte le futur du monde de Winston, après la mort de Big Brother…

 

5 réflexions sur “1984, de George Orwell

  1. Guenièvre dit :

    Je garde globalement un bon souvenir de ce livre, je trouve comme toi qu’il fait réfléchir. Et les scènes de torture, qui m’avaient retourné l’estomac, m’ont également beaucoup marquée… C’était atroce à lire.
    Mais c’est un classique qu’il est bon de découvrir!

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s