Parents à la Carte, de David Baddiel

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Couverture de Parents à la Carte aux éditions du Seuil

Je remercie Babelio et les éditions du Seuil d’avoir permis ce partenariat !

Données techniques

Parents à la Carte : Choisis la Famille de tes Rêves, est le premier livre pour enfants de l’auteur britannique David Baddiel. Son titre original est The Parent Agency : Pick Your Perfect Mum and Dad et il a été traduit en français par Rosalind Elland-Goldsmith. Les illustrations sont réalisées par Jim Field et mon exemplaire, sorti aux éditions du Seuil, fait un peu plus de 300 pages.

 

Résumé

À bientôt 10 ans, Barry n’en peut plus de ses parents ! Pas assez cool, trop pauvres à son goût, ils préfèrent ses soeurs jumelles et ne connaissent même pas James Bond ! Alors, quand il se retrouve dans un univers parallèle où ce sont les enfants qui choisissent leurs parents, il va se faire plaisir… Mais il faut qu’il se décide : dans 5 jours, il aura 10 ans, et il doit choisir avant cette date fatidique.

Note

6/10 !

En tant que presque adulte, il ne m’a pas vraiment convaincue. L’humour est assez lourd, les personnages très clichés et la fin, bien que mignonne, vraiment prévisible. Par contre, je suis parfaitement consciente d’avoir environ 10 ans de trop pour rentrer dans la catégorie ciblée par le roman. Et, sans ces 10 ans de trop, je pense que j’aurais apprécié ce livre, à l’intrigue intéressante et bien trouvée, bien rythmé aussi, et que j’aurais bien ri !

Mon avis

C’était un peu compliqué d’écrire cette critique, car Parents à la Carte est un livre pour enfants (9-10 ans, je dirais) et, jusqu’à preuve du contraire, j’ai dépassé cette étape de ma vie depuis une dizaine d’années. Il a donc fallu que je tente de remonter dix ans en arrière pour donner un deuxième avis, qui serait plus adapté au public cible de ce roman…

Donc, d’un côté, il y a l’avis de mon moi de bientôt vingt ans, qui ne lit plus que très rarement des livres pour enfants. J’ai trouvé l’intrigue de base très sympatoche et plutôt bien trouvée. Enfants, on en a tous eu marre, un jour ou l’autre, de nos parents, cru qu’ils préféraient nos frères/soeurs à nous, qu’ils n’étaient pas assez cool… Bref, on a tous été un peu Barry. Et, en ce qui me concerne, il m’est arrivé de rêver de parents parfaits (en vrai, maintenant je me rends compte que les parents parfaits, c’est les miens 😉 ), de leur donner les traits de caractère et les qualités que je voulais. Donc le postulat de base, le monde parallèle où ce sont les enfants qui choisissent leurs parents, est plutôt bien trouvé et rigolo. Maintenant, c’est dans le développement du postulat de base que c’est devenu un peu problématique pour moi. Les différentes familles (riches, sportives, cool, …) sont poussées à l’extrême de l’extrême dans les clichés et, même si c’est sûrement quelque chose qui plaît aux enfants, ça m’a dérangée. C’était tellement poussé que ça en devenait vraiment grotesque et presque un peu épuisant. Je dois avouer que les énormes clichés m’ont parfois fait soupirer de désespoir. Il y a l’humour aussi, qui est adapté aux enfants de cet âge, mais qui, du coup, est bien trop lourd et un poil trop scatologique à mon goût. Parfois, j’ai souri mais la plupart du temps j’ai plus eu un rire un peu exaspéré. Et puis, il y a le personnage de Barry, notre héros du roman, qui ne m’a pas totalement convaincue non plus : d’un côté, je l’ai trouvé assez attachant et de l’autre, vraiment beaucoup trop narcissique et égoïste. Pour finir, il y a… la fin. Bon, honnêtement, elle était prévisible et, à nouveau, adaptée aux enfants mais pas aux adultes. Je m’y attendais, donc je ne peux pas dire que j’ai été vraiment déçue. La morale de fin est plutôt jolie et les dernières scènes très mignonnes (et sans cliché, youpi !)

Et puis, de l’autre côté, il y a le moi qui a perdu dix ans d’un coup (chouette !) pour le temps d’une lecture et d’une critique. À 9-10 ans, je pense que j’aurais vraiment aimé cette histoire. Elle est très clairement écrite uniquement pour les enfants (à la différence d’une histoire comme Harry Potter par exemple, qui a tout autant d’intérêt à 12 ans qu’à 42) et utilise une bonne partie des éléments qui leur plaisent. Je suis consciente qu’à cet âge-là, les clichés m’auraient certainement beaucoup fait rire et j’imagine que je n’aurais pas râlé parce que je trouvais ça beaucoup trop gros. Et, même si ça met un coup à mon sens de l’humour actuel de l’avouer, les blagues et jeux de mots en énorme quantité m’auraient sûrement charmée. Finalement, tout comme le moi-plus-ou-moins-adulte, j’aurais très certainement aimé l’intrigue de base et la possibilité utopique de pouvoir choisir ses parents à la carte.

Un petit mot sur les illustrations, réalisées par Jim Field. Personnellement, j’ai adoré ! J’aime beaucoup ce style, assez drôle, et j’apprécie de pouvoir avoir des illustrations dans un livre, ça met un peu de peps au récit. Pour les enfants, ça leur permet aussi de faire une petite pause dans la lecture et de pouvoir avoir un univers un peu plus concret pour eux.

Au final, c’est donc une lecture qui ne m’a pas totalement convaincue, mais pour cause : je ne suis pas le public cible ! Si vous avez des enfants d’une dizaine d’années, plutôt bons lecteurs sachant que le livre est assez long, je pense que ça ferait un cadeau assez sympa avec une histoire bien trouvée (et une jolie morale, évidemment). En revanche, il ne faut pas s’y lancer en tant qu’adulte avec l’espoir d’y trouver un univers qui vous est également adapté : vous risqueriez d’être déçu…

La citation

En tant qu’étudiante en traduction, trouver des synonymes est à la fois mon pire cauchemar et mon plus beau rêve. Autant dire que ce passage m’a bien amusée…

« Une réplique géante de la Voiture de la Mort trônait au centre de la discothèque. On pouvait accéder à l’intérieur par un énorme escalier.

D’immenses haut-parleurs, de part et d’autre du tableau de bord tout aussi massif (Barry allait bientôt manquer de synonymes pour gros…), diffusaient une musique puissante. La voiture était entourée de revolvers monumentaux (encore un de trouvé !), versions géantes du modèle utilisé par Dirk Large dans le film. Barrie vit Jamie Cornicheur s’avancer vers chacun d’eux et en actionner la gâchette… Un énorme (tant pis) geyser de chocolat jaillit des canons. »

 

Une adaptation cinématographique ? Une suite ?

Ni l’un ni l’autre pour le moment (bien que ça pourrait faire un dessin animé ou un film plutôt rigolo…)

En revanche, David Baddiel a écrit deux autres livres pour enfants, The Person Controller et The Boy Who Could Do What He Liked. À explorer si vous avez apprécié ce premier roman !

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