The Kite Runner, de Khaled Hosseini (Les Cerfs-volants de Kaboul)

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Couverture de The Kite Runner, aux éditions Riverhead Books

Données techniques

The Kite Runner est le premier roman de Khaled Hosseini, auteur américain, né en Afghanistan. Il a été traduit en français sous le titre Les Cerfs-volants de Kaboul, par Valérie Bourgeois. Mon exemplaire, sorti aux éditions Riverhead Books,fait un peu moins de 400 pages.

Résumé

Dans The Kite Runner, on suit l’histoire d’Amir, au début du livre jeune garçon vivant en Afghanistan, très proche d’Hassan, qui, avec son père, travaille comme serviteur pour Amir et son propre père. Un jour, Amir trahit Hassan : alors que ce dernier a besoin d’être protégé et défendu, Amir fuit. Dès lors, il fera tout pour se repentir, dans une Afghanistan dévastée et dangereuse…

Note

7/10 !

J’ai vraiment aimé ce livre, qui a beaucoup de personnages attachants et qui se focalise sur des relations vraiment très belles. L’écriture réaliste m’a plu, bien qu’elle soit parfois un peu violente lors de certaines descriptions. J’ai par contre moins aimé l’aspect du héros apportant joie et espoir dans un pays dévasté…

Mon avis

La première fois que j’ai ouvert Les Cerfs-volants de Kaboul (sachant que je l’ai lu en VF à l’époque), j’avais 10 ans. Autant dire que c’était beaucoup, beaucoup trop jeune pour apprécier ce livre et que je l’ai lâché avant la fin. Une dizaine d’années plus tard, je me suis dit qu’il était temps de me réconcilier avec ce bouquin et de le découvrir pour de vrai, dans de bonnes conditions !

Alors je dois l’avouer, j’ai de la peine avec les histoires tristes dans les livres. C’est pas que je n’aime pas ça, j’en lis régulièrement et je ne les évite pas, mais elles me laissent toujours un peu chamboulée et, finalement, peut-être que je devrais arrêter d’en lire. C’est particulièrement frappant dans l’histoire de Khaled Hosseini : son style est tel qu’il est difficile de se souvenir que ce n’est pas une histoire vraie, ce qui m’a fait ressentir les émotions, bonnes comme mauvaises, encore plus fortement. Le style très réaliste, parlons-en. Il est vraiment rare que, au milieu d’un roman que je sais pourtant être une histoire inventée, je doive vérifier que c’est bien, à 100%, de la fiction. L’intrigue paraît tellement plausible, la façon d’écrire tellement personnelle, qu’il est facile de croire à une autobiographie. Je me suis énormément attachée au personnage principal, Amir, et, malgré ses actions du début du livre très moyennes, j’ai eu de la peine à lui en vouloir, d’autant plus une fois la révélation de fin faite. Détails supplémentaires, également : l’écriture ne masque rien des événements plus dramatiques et plus « gores ». L’auteur ne prend pas de gants pour décrire un passage à tabac, un viol, ou encore une lapidation publique, sans parler des différents cadavres qu’Amir rencontre au fil de sa vie. Roman à déconseiller aux lecteurs sensibles, donc.

Les différentes relations dans ce livre sont très bien développées. J’ai particulièrement adoré les moments d’amitié entre Amir et Hassan, cette complicité qui les lie, ce qui a rendu l’événement dramatique du départ, le viol d’Hassan qu’Amir ne fait rien pour interrompre, encore plus difficile à lire. D’un côté on arrive à comprendre son choix, celui d’un gamin terrorisé et rongé par une jalousie qu’il perçoit bien être fausse sans savoir quoi en faire, d’un gamin qui cherche désespérément à se faire accepter et aimer par son père, sans résultats… et de l’autre, on lui en veut terriblement, surtout pour les décisions qu’il prendra à la suite du viol d’Hassan, plutôt que de réagir d’une manière qui nous aurait paru, à nous lecteurs, beaucoup plus rationnelle et sage. Évidemment, sans ces mauvais choix-là, la deuxième moitié du livre n’aurait pas existé, ou aurait en tout cas été bien différente ! J’ai beaucoup aimé suivre le développement de la relation entre Amir et son Baba également, les difficultés de son enfance qui, petit à petit, vont s’apaiser après qu’ils aient fui le pays. La fin de leur « histoire » ensemble est vraiment très touchante.

Néanmoins, il y a une chose qui m’a dérangée dans ce livre, et qui me dérangera toujours dans les histoires du même genre. C’est le côté où l’auteur prend une catastrophe en cours, en l’occurence le destin de l’Afghanistan, et crée un héros qui, du mieux qu’il peut, ajoutera de la beauté et de l’héroïsme là où tout un peuple souffre. C’est difficile de mettre des mots sur ce ressenti mais c’est comme lorsqu’après une catastrophe naturelle, on se concentre sur le pompier qui a sauvé un chiot qui se noyait, si vous voyez ce que je veux dire. Oui c’est beau, oui je suis humaine et j’apprécie les notes d’espoir au milieu de tant de noirceur, mais, étendu sur tout un livre, ça a tendance à me faire un peu grincer des dents. Ici (et attention, spoilers à venir), Amir retourne dans un pays dévasté, où à peu près tout le monde souffre, personne ne mange à sa faim, la moitié des familles ont été décimées… et il apportera avec lui un halo d’espoir en donnant de l’argent là où il peut, en sauvant un gamin du suicide, en étant mariée à une femme « impure ». J’ai vraiment de la peine à exprimer ce sentiment un peu amer, je n’aurais probablement pas aimé une histoire où tout était noir et sans espoir, mais là, j’ai eu l’impression que c’était too much. Il ne faut pas se voiler la face non plus…

La citation

Je l’ai dit, j’ai beaucoup aimé l’amitié entre Amir et Hassan, que l’on peut surtout observer au début du livre. Plus tard, on se rendra compte que, en ce qui concerne Amir, c’était une amitié fragile, là où Hassan le considérait comme un frère (ah !) et aurait tout fait pour lui… Et lui a été loyal jusqu’à la fin de sa vie. Cette citation illustre bien l’attachement d’Hassan pour Amir, qui comprendra la puissance de cette amitié trop tard, malheureusement…

« For you, a thousand times over. »

Difficulté de lecture en version originale (anglais)

3,5/5

Le livre est plutôt long et assez complexe, avec un vocabulaire qui n’est pas toujours très simple à comprendre. Néanmoins, ce n’est pas un bouquin inaccessible, juste à réserver pour ceux qui ont déjà des bases solides en anglais !

Une adaptation cinématographique ? Une suite ?

Le livre a été adapté en film en 2007, avec un compatriote suisse, Marc Foster, à la réalisation. Khalid Abdallah interprète Amir et le film a une note de 7,6/10 sur IMDb. Le livre a également été adapté en pièce de théâtre.

Côté suite, rien n’est prévu pour l’instant. Néanmoins, le livre a été adapté en roman graphique, avec des illustrations de Fabio Celoni et Mirka Andolfo, en 2011 et est disponible aux éditions Belfond. Khaled Hosseini a également écrit deux autres romans, A Thousand Splendide Suns et And The Mountains Echoed, sans rapport avec The Kite Runner, mais dont l’intrigue se déroule également en Afghanistan.

Une réflexion sur “The Kite Runner, de Khaled Hosseini (Les Cerfs-volants de Kaboul)

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