Jurassic Park, de Michael Crichton

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Couverture de Jurassic Park, aux éditions Ballantine Books

Données techniques

Jurassic Park est un roman de Michael Crichton sorti en 1990. Il a été traduit en français, en 1992, par Patrick Berthon sous le même titre. Mon exemplaire, aux éditions Ballantine Books, fait 400 pages.

Résumé

Sur l’île isolée d’Isla Nublar, près du Costa Rica, des bruits étranges se font entendre… Une compagnie scientifique a réussi ce qui semblait être impossible : faire renaître les dinosaures. L’homme à l’origine de cette brillante idée veut être sûre qu’elle est prête à accueillir le public et invite scientifiques et petits-enfants à un week-end « test ». Malheureusement, tout ne se passera pas comme prévu, loin de là, et les premiers visiteurs se retrouveront aux prises avec des velociraptors et autres T-Rex…

Note

8/10 !

C’est un livre vraiment très sympa et intéressant à lire, même si vous avez déjà vu le film. Il tient bien en haleine et on se surprend souvent à croiser les doigts pour que les protagonistes sauvent leur peau ! Malheureusement, deux des personnages m’ont paru vraiment insupportables et c’est ce qui m’empêche de donner une note plus haute…

Mon avis

Existe-t-il encore une seule personne, par ici, qui n’a jamais entendu parler de Jurassic Park ? Ce film a bercé l’enfance de mon cousin et m’a terrorisée quand je l’ai vu pour la première fois (presque plus que E.T. … c’est une longue histoire.) ! Aujourd’hui, je suis absolument amoureuse de la bande originale du film et je n’ai toujours pas regardé le nouveau Jurassic World par peur d’être déçue. Alors quand j’ai entrepris ma grande mission de lire les « classiques » (une énorme liste passant de Hugo à Shakespeare tout en contenant tous les livres dont de grands films sont tirés), le livre de Michael Crichton était une évidence !

Vacances au soleil obligent, c’est tranquillement installée sur une chaise longue au bord de la piscine, mojito à la main, que j’ai lu le destin tragique de ces pauvres gens se faisant dévorer par des dinosaures. Pauvres gens qui l’avaient quand même un peu mérité, ne le cachons pas.

Il y a énormément de points positifs dans ce livre. D’abord, le suspens et l’action qui sont présents et bien présents ! On ne s’ennuie pas pendant le livre – à part, peut-être, pendant les explications scientifiques et un autre point sur lequel je reviendrai plus tard – et certains moments sont carrément haletants. Les paysages sont bien décrits, ce qui permet encore plus de se mettre dans la peau (pour certains, bientôt déchiquetée) des personnages coursés par un velociraptor ou l’énorme T-Rex. Ça démange souvent de crier au personnage que « Mais cours, débile, t’as un dinosaure aux fesses !! ». Non pas que ça changerait quelque chose, mais bon, l’envie est là, et c’est un bon signe.

Il y a beaucoup de personnages dans ce livre (dont beaucoup d’hommes, évidemment, tsss) et, même si c’est parfois un peu confus si, comme moi, vous n’avez aucune mémoire des prénoms, ça donne la possibilité d’un large panel de caractères. Michael Crichton veut clairement nous faire détester plusieurs des personnages et il y parvient avec brio : généralement, pour eux, on n’a pas envie de crier quand ils se jettent dans la gueule du dino. En fait, à l’exception de deux personnages, ils sont très attachants et ont tous leurs petites particularités qui les rendent intéressants.

Les deux personnages qui m’ont paru totalement insupportables sont Ian Malcolm, mathématicien fan de la théorie du chaos, et la petite Lex. Pour Malcolm, c’est simple, j’ai eu envie de le baffer à chaque fois qu’il se lançait dans un de ses monologues sur sa théorie chérie. C’était assommant à chaque fois (bien que le principe soit intéressant, soit), et ça empire encore quand ils le mettent sous morphine. Faites-le taire ! C’est dommage car c’est un personnage intéressant à part ça, très intelligent et qui a les pieds sur terre, mais ses monologues sont vraiment soporifiques. Pour Lex, c’est plus compliqué… Comme je l’ai dit, il y a très peu de personnages féminins (elle et le professeur Sattler) et, malheureusement, Crichton a selon moi réussi à rendre Lex totalement détestable. Elle fait du bruit quand il ne faut pas, les faisant presque tous tuer, elle hurle ou pleure tout le temps, elle quand elle reparle normalement, c’est pour se plaindre qu’elle a faim. Le côté féministe en moi aurait vraiment voulu d’une Lex bien plus courageuse et moins « cliché » de la petite fille qui déteste les dinosaures et s’ennuie totalement, assommant tous ses compagnons de par ses plaintes. Dommage !

En résumé, c’est un roman très sympathique, plein de suspens et de tension, même si vous avez déjà vu le film – il y a eu pas mal de changements, la scène culte des toilettes n’est pas présente dans le livre, entre autres – ça vaut la peine de vous y attaquer. C’est très dommage que deux des personnages soient, selon moi, vraiment pénibles à suivre, heureusement que tous les autres rattrapent le coup avec leur personnalité…

Difficulté de lecture en version originale (anglais)

3/5

Le livre n’est pas très épais, et tout le monde connaît déjà plus ou moins l’histoire globale. La lecture se complique un peu dès que ça vire dans le scientifique, ou la description de paysage (c’est des termes que l’on ne connaît pas forcément, même si on peut généralement deviner de quoi il s’agit) mais, malgré tout, la lecture reste accessible, surtout que les chapitres sont plutôt courts et bien prenants.

La citation

La situation de nos amis scientifiques et mathématiciens a beau être dramatique, du style T-Rex-aux-trousses-dramatique, il y a quand même de l’humour dans ce livre, et c’est une de ces pointes d’humour que j’ai retenue !

« You know, at times like this one feels, well, perhaps extinct animals should be left extinct. »

Une adaptation cinématographique ? Une suite ?

Il existe une suite à ce roman, dont Michael Crichton est l’auteur également : The Lost World, sorti en 1995. Il a été traduit en français par Patrick Berthon, sous le titre Le Monde Perdu.

Évidemment, la, ou plutôt les adaptations, sont très connues. Les deux premières, Jurassic Park et The Lost World : Jurassic Park ont été réalisées par Steven Spielberg, en 1993 et 1997. La troisième, Jurassic Park III est sortie en 2001 et réalisée par Joe Johnston. La quatrième et pas-totalement-dernière-apparemment, Jurassic World, est sortie en 2015 et réalisée par Colin Trevorrow.

Une réflexion sur “Jurassic Park, de Michael Crichton

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