Ready Player One, d’Ernest Cline (Player One)

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Couverture de Ready Player One, aux éditions Arrow Books.

Données techniques

Ready Player One est le premier roman d’Ernest Cline, sorti en 2011. Il a été traduit en français par Arnaud Regnauld et est sorti sous le titre Player One. Mon exemplaire, paru aux éditions Arrow Books, fait 372 pages.

Résumé

2044. Le monde n’est plus ce qu’il était : famine, changement climatique, pauvreté, maladies, violence en sont désormais les maîtres-mots. Heureusement, ou malheureusement, OASIS, une réalité virtuelle accessible par presque tout le monde, existe. À la mort de son créateur, James Halliday, son testament crée l’effervescence. En effet, il lèguera toute sa fortune au premier joueur qui parviendra à trouver les trois Easter eggs qu’il a soigneusement cachés dans son énorme monde virtuel. Wade Wilson, un ado orphelin, passionné par les années 80, fera tout pour être le grand gagnant, malgré les dangers.

Note

10/10 !

Ready Player One, c’est un de ces coups de coeur qui ne s’explique pas vraiment. Je suis consciente qu’il est loin d’être parfait, qu’il a de nombreux défauts et que le style est un peu plat, malgré tout j’ai été totalement fascinée par l’univers et happée par les aventures de Wade !

Mon avis

Si j’avais été totalement objective, j’aurais attribué une note moins haute à ce livre. Mais voilà, Ready Player One fait partie de ces bouquins dont j’ai remarqué les défauts sans m’y arrêter et sans qu’ils me dérangent. C’est toujours bon signe (même si c’est un peu bizarre) !

Commençons par les défauts de ce livre. Certaines références sont très bien placées, et elles jouent un rôle très important dans le livre, qui joue énormément sur l’ambiance geek nostalgique pour charmer. Évidemment, ce n’est pas celles-ci que je condamne, le livre n’aurait pas du tout le même intérêt sans elles. Mon problème, ce sont les références jetées à la pelle, parfois sans qu’il n’y ait besoin de les faire. Souvent, l’auteur compare quelque chose à une autre chose qui existait dans les années 80, et l’effet produit fait plus « eh, regardez, je peux balancer des références geek, je les connais, appréciez mon livre ! ». Alors oui, ça doit sûrement faire sourire ceux qui comprennent toutes les références et qui ne doivent pas en chercher une partie sur Wikipédia / Google pour bien les comprendre… Pour les autres, ça devient vite un petit peu agaçant de devoir démêler les références importantes pour le récit de celles qui ne le sont pas pour savoir quand il faut « perdre du temps » et quand ce n’est pas obligatoire !

Deuxième défaut, un problème dont même le héros du livre parle : on se perd parfois entre l’univers d’OASIS et la « vraie vie » et c’est de temps en temps un peu compliqué de bien savoir où on en est. Wade en parle lui-même, de cet effet de dissociation qu’ont les joueurs tellement ils passent de temps dans cet univers virtuel, à ne plus savoir quelle est leur vraie vie. Au final, le lecteur (en ce qui me concerne, en tout cas) a un peu le même problème, et je ne savais plus trop où on était, par moments. Ça aurait peut-être pu être résolu par des petites icônes en haut d’un paragraphe quand le personnage « change de monde » ?

Troisièmement et dernièrement, il faut le reconnaître, côté style, dialogue et personnages, on n’est pas sur du très haut niveau. C’est un peu plat, les personnages n’ont pas des caractères très très recherchés et, à part pour Wade, j’ai eu du mal à m’y attacher par manque d’informations.

Vous me direz que ça fait beaucoup de défauts pour un livre coup de coeur. Et c’est pas faux. Mais, hors tous ces défauts, ce livre m’a totalement happée et j’ai tout simplement adoré.

Certes, les personnages sont un peu faibles niveau caractère, mais ils sont intéressants à suivre dans leurs péripéties et j’étais à deux doigts de les encourager et de les enguirlander quand ils faisaient des bêtises. Oui, les dialogues sont souvent plats, mais ils suffisent pour communiquer le plus important, et leur aventure virtuelle m’a vraiment passionnée.

Certes, on se perd un peu dans la frontière entre monde virtuel et monde réel, mais c’est aussi un avantage : ça illustre bien le problème qui a tendance à se développer, les « no-life » qui, aujourd’hui déjà, ne font plus la différence entre leur écran et leur vraie vie. Ernest Cline parle assez subtilement, et sans trop de jugement, de différents problèmes déjà existants, dans un contexte qui n’est pas, pour une fois, celui du le-jeu-c’est-mal-les-amis-virtuels-existent-pas.

Et certes, parfois les références sont un peu placées au hasard, sans subtilité et avec abondance, mais celles qui sont vraiment utiles apportent un énorme plus à l’histoire, un gros côté nostalgique qui n’est pas désagréable du tout. Tout le côté pop culture des années 80 fait souvent sourire et plaira certainement beaucoup aux geeks qui aiment bien le retro-gaming, les films et musique cultes !

Au final, voilà donc un livre coup de coeur, pas forcément justifié, un roman qui est loin d’être parfait mais qui m’a totalement fascinée… Après tout, les coups de coeur ne se choisissent pas !

Difficulté de lecture en version originale (anglais)

2,5/5 !

En règle générale, le livre n’est pas compliqué à lire : il y a pas mal de dialogues, le style n’est pas compliqué, l’histoire est facile à suivre et assez « logique ». Là où ça peut peut-être coincer un petit peu, c’est quand l’auteur s’aventure du côté des termes un peu plus techniques mais, avec un petit peu de motivation (et un dictionnaire), c’est loin d’être insurmontable !

La citation

Je le disais, Ernest Cline aborde avec plus ou moins de subtilité le problème des no-life, de ceux qui se perdent tellement dans un monde virtuel qu’ils en oublient de vivre dans la réalité. Ils en arrivent là pour des raisons différentes mais, assez souvent, c’est pour s’échapper de la réalité, un peu trop terrifiante et un peu trop ennuyante à leur goût. Du coup, j’ai trouvé cette citation assez bien trouvée pour illustrer le problème…

« I created the OASIS because I never felt at home in the real world. I didn’t know how to connect with the people there. I was afraid, for all of my life, right up until I knew it was ending. That was when I realized, as terrifying and painful as reality can be, it’s also the only place where you can find true happiness. Because reality is real. »

Une adaptation cinématographique ? Une suite ?

Il se murmure qu’Ernest Cline serait en train d’écrire une suite… Rumeurs fondées ou non, l’avenir nous le dira ! Une chose est sûre, c’est un univers qui offre pas mal de possibilités et la fin de Ready Player One laisse la porte largement ouverte à une suite.

Côté film, c’est en préparation ! Le tournage a apparemment commencé, le film devrait sortir en 2018, avec des acteurs tels que Tye Sheridan, Olivia Cooke ou encore Simon Pegg. Je suis plutôt curieuse de savoir ce que ça va donner, et comment ils réussiront à créer l’univers d’OASIS !

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