Je m’appelle Léon, de Kit de Waal

Vous le remarquerez peut-être, nouveau format de critique, plus court… Ma deuxième année d’université est un peu plus exigeante que ce que je pensais (naïve que je suis, tsss) et je préfère raccourcir les critiques que les bâcler totalement ! Je continuerai à parler des suites et des adaptations quand elles sont prévues ou existantes, si je n’en parle pas, c’est que rien n’est prévu.

 

 

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Couverture de Je m’appelle Leon, aux Editions Kero. Image tirée du site de l’éditeur.

Tout d’abord, je remercie NetGalley ainsi que les éditions Kero pour m’avoir permis de lire ce livre !

Données techniques

Je m’appelle Léon est un roman de Kit de Waal, sorti en août 2016. Son titre original est My Name is Leon, il a été traduit en français par Isabelle Chapman et est paru aux éditions Kero (352 pages).

Résumé

Peu avant ses 9 ans, la vie de Léon dégénère : sa mère, en profonde dépression, n’est plus capable de s’occuper de lui, ni de son tout jeune frère, Jack. Léon prend alors la place de chef de famille, mais une voisine va se rendre compte de la situation dans laquelle il se trouve et l’assistante sociale débarque. Malheureusement pour Léon, cette nouvelle vie commence par un drame : il sera séparé de son frère Jack. Encore un bébé et blanc, contrairement à son frère, ce dernier va pouvoir être adopté. Léon se met alors en tête de retrouver ce frère qui lui a été arraché…

 

Note

8/10 !

Un récit attachant et très touchant, avec une magnifique relation entre les deux frères. Quelques longueurs m’ont un peu gâché la lecture, et j’ai été quelque peu perturbée par la place secondaire que prenait le sujet des deux frères séparés, pourtant présenté comme étant le sujet principal…

Mon avis

J’ai craqué sur le résumé de ce livre sur NetGalley : j’ai un faible pour les livres qui abordent du sujet de l’adoption, des services sociaux, bref, des sujets très joyeux et qui remontent le moral. Globalement, j’ai bien fait de craquer, c’est une lecture que j’ai beaucoup appréciée et à laquelle j’ai trouvé beaucoup d’aspects positifs !

Tout d’abord, et j’en avais parlé pour ma critique de Room, je crains toujours un petit peu les livres dont le narrateur principal est un enfant. Les auteurs, parfois, ont tendance à sous-estimer ou sur-estimer l’enfant. Ici, par contre, rien de tout ça ! J’ai trouvé le personnage de Léon très juste, avec la maturité que son âge et son expérience lui apportent, sans toutefois oublier qu’il reste très jeune et que sa façon de penser doit donc également l’être. On s’y attache beaucoup et on souffre à ses côtés de l’injustice de la situation.

Coup de coeur aussi pour les personnages secondaires, qui sont haut en couleurs sans toutefois devenir trop présents. On découvre des personnalités très différentes et intéressantes. J’ai eu un faible particulier pour Maureen et Sylvia qui, même si elles n’agissent pas toujours de la bonne façon, sont très attachantes de par leur générosité et leur humanité.

Coup de coeur final pour la relation si forte (et si compliquée, malheureusement) entre Léon et son frère, Jack. Ce n’est pas toujours facile pour Léon de s’occuper de ce petit frère qui lui demande beaucoup de temps, mais l’amour qui le pousse à toujours faire de son mieux est pur et très bien décrit. Même quand Jack disparaît de la vie de Léon, leur lien reste splendide et la détermination du petit garçon à revoir son petit frère est très touchante. L’injustice de la situation a été très difficile à accepter pour moi (je trouve ça, soyons honnêtes, inhumain de séparer deux frères si brusquement, sans leur laisser la possibilité de se revoir) et, comme à chaque fois que je souffre avec les personnages, c’est signe de qualité !

Par contre, j’ai trouvé que les livres avaient quelques longueurs, des répétitions, qui compliquaient la lecture. Des petits «mystères» dans la vie de Léon auraient pu être résolus bien plus vite sans pour autant que le récit ne perde de sa qualité, et l’action principale (à savoir le départ de Léon à la recherche de Jack) arrive presque trop tard, on est déjà un peu essoufflés par toutes les informations, parfois inutiles, qui nous ont été présentées auparavant.

J’ai aussi été un peu perturbée par le contenu réel du livre comparé à son résumé. Je n’irais pas jusqu’à dire que c’est un résumé menteur, car on suit bien la quête de Léon pour retrouver son frère, mais c’est un sujet qui devient secondaire pendant une bonne partie du livre. Beaucoup de sujets sont rajoutés et prennent le dessus, ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose – la façon d’aborder le racisme est très intéressante – mais qui m’a surprise par rapport à mes attentes. Peut-être aurait-il été plus judicieux de donner un résumé du récit dans son entièreté, et pas seulement de l’aspect des deux frères séparés !

Une réflexion sur “Je m’appelle Léon, de Kit de Waal

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