Juliet Takes a Breath, de Gabby Rivera

 

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Juliet Takes a Breath, de Gabby Rivera, aux éditions Riverdale Avenue Books

 

« Girl, how rude do you plan to be in this life? And trans people can be gay too, FYI. Listen, the idea is to let people identify how they want without someone being in their face asking questions that aren’t any of their business. Kinda like when white people want to know where we’re really from, you know? »

Merci à NetGalley de m’avoir permis de lire ce roman !

MickeyLGBT

Genres

LGBT+ ; Young Adult ; Contemporain

Note

4 stars

Juliet Milagros Palante, jeune fille latino, vit au Bronx, entourée d’une famille qu’elle aime et qui l’aime. Mais voilà, Juliet est en couple avec une fille… Le livre féministe d’Harlow Brisbane va lui donner le courage de faire son coming-out, juste avant de s’envoler pour Portland, où elle va passer un mois en stage avec cette auteure qu’elle admire. Entre difficultés familiales, déceptions amoureuses, nouveaux termes et nouvelles réalités à découvrir, bref, entre joies et peines, Juliet va passer un été compliqué mais enrichissant.

Les livres féministes (qui le sont vraiment ou qui prétendent seulement l’être) sont désormais monnaie courante dans la littérature, que ce soit dans la littérature YA, dans les romans contemporains ou dans la non-fiction. Par contre, il est plus rare de trouver des livres dont l’héroïne, ou le héros, est à la fois une personne féministe, LGBT+, ET de couleur. Si en plus vous cherchez un livre écrit par un(e) auteur(e) concerné(e) par ces trois points… Bonne chance.

Mais Juliet Takes A Breath fait partie de ces perles rares ! Son auteure, Gabby Rivera, est une femme queer, latino, féministe, et qui vit dans le Bronx. De plus, elle travaille chez Marvel ce qui, même si ça n’a pas grand-chose à voir avec ce roman, est toujours un bon point en ce qui me concerne. Bref, Gabby Riviera sait de quoi elle parle.

Et ça se voit. Nous voici (enfin, oserais-je dire) devant un livre qui ose pointer les côtés négatifs du féminisme tel que vu par les femmes blanches, qui ont un peu tendance à oublier qu’elles ne sont pas les seules femmes de la planète (n’y voyez aucune agressivité, je me compte dans les rangs de ces femmes-là). Harlow Brisbane, l’auteure du livre qui inspire tant Juliet dans ce roman, est tout d’abord vue comme la féministe parfaite, jusqu’à ce que Juliet s’adresse à d’autres femmes de couleur, qui lui font ouvrir les yeux sur le fait qu’Harlow n’est, après tout, pas si parfaite que ça. Je me suis pas mal reconnue dans son parcours de découverte (qui concerne non seulement le féminisme, mais aussi le racisme et le milieu LGBT+), avec les termes qui m’étaient aussi inconnus il n’y a pas si longtemps que ça, les difficultés et les aspects négatifs de ce féminisme « privilégié » que je ne voyais pas.

En plus des découvertes et des apprentissages faits au fil de la lecture, je peux vous garantir que vous allez rire ! Juliet est très drôle, et n’a pas sa langue dans sa poche. Ses réflexions sur la vie à Portland (ville où la communauté et la culture LGBT+ sont visiblement très présentes), comparées à la vie au Bronx à laquelle elle est habituée, m’ont assez fréquemment fait éclater de rire.

Un livre drôle et intelligent, que demander de plus ? Peut-être vous demandez-vous pourquoi je n’ai mis que quatre étoiles à ce livre, au vu de ce que je dis en-dessus. Eh bien pour deux raisons très simples. La première est que j’ai ressenti une envie de parler de tout ce qui tenait à coeur à l’auteure, au point d’en arriver à un récit un peu brouillon parfois. La deuxième résulte de la première : il y a très peu d’intrigue dans cette histoire. Il se passe en fait peu de choses, et l’histoire est plus une longue réflexion et un long développement du personnage principal qu’un roman avec de nombreux rebondissements. En soi, ce n’est pas vraiment un problème, mais je m’attendais à autre chose en lisant le résumé.

Pour conclure, je dirais donc que je recommande ce livre à celles et ceux qui sont intéressées par le féminisme et notamment par ses côtés un peu moins exploités (le rôle de la femme non-hétéro et des femmes de couleur dans le féminisme, surtout), ainsi qu’à celles et ceux qui aiment lire des romans avec un héros ou une héroïne faisant partie de la communauté LGBT+. Et même si vous ne faites partie d’aucune des deux catégories, je vous le recommande quand même, car il aborde des sujets importants et qu’il est très drôle !

 

Et en français, alors ?

Malheureusement, il n’existe pour le moment pas de traduction française de ce roman.

Cependant, il est facile à lire en version originale, sauf peut-être pour les termes plus « jargon » utilisés dans le Bronx, dont la traduction est par contre facile à trouver. Si les termes plus spécialisés vous font peur, rassurez-vous, beaucoup d’entre eux sont expliqués !

Je m’appelle Léon, de Kit de Waal

Vous le remarquerez peut-être, nouveau format de critique, plus court… Ma deuxième année d’université est un peu plus exigeante que ce que je pensais (naïve que je suis, tsss) et je préfère raccourcir les critiques que les bâcler totalement ! Je continuerai à parler des suites et des adaptations quand elles sont prévues ou existantes, si je n’en parle pas, c’est que rien n’est prévu.

 

 

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Couverture de Je m’appelle Leon, aux Editions Kero. Image tirée du site de l’éditeur.

Tout d’abord, je remercie NetGalley ainsi que les éditions Kero pour m’avoir permis de lire ce livre !

Données techniques

Je m’appelle Léon est un roman de Kit de Waal, sorti en août 2016. Son titre original est My Name is Leon, il a été traduit en français par Isabelle Chapman et est paru aux éditions Kero (352 pages).

Résumé

Peu avant ses 9 ans, la vie de Léon dégénère : sa mère, en profonde dépression, n’est plus capable de s’occuper de lui, ni de son tout jeune frère, Jack. Léon prend alors la place de chef de famille, mais une voisine va se rendre compte de la situation dans laquelle il se trouve et l’assistante sociale débarque. Malheureusement pour Léon, cette nouvelle vie commence par un drame : il sera séparé de son frère Jack. Encore un bébé et blanc, contrairement à son frère, ce dernier va pouvoir être adopté. Léon se met alors en tête de retrouver ce frère qui lui a été arraché…

 

Note

8/10 !

Un récit attachant et très touchant, avec une magnifique relation entre les deux frères. Quelques longueurs m’ont un peu gâché la lecture, et j’ai été quelque peu perturbée par la place secondaire que prenait le sujet des deux frères séparés, pourtant présenté comme étant le sujet principal…

Mon avis

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Le Voile de Téhéran, de Parinoush Saniee

 

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Couverture de Le Voile de Téhéran, aux éditions Points. Image tirée du site de l’éditeur.

 

Données techniques

Le Voile de Téhéran est un roman de Parinoush Saniee sorti en 2015. Il a été traduit en français par Odile Demange. Mon exemplaire, paru aux éditions Points en 2016, fait environ 620 pages.

Résumé

Massoumeh, jeune Iranienne de 16 ans, mène une amourette inoffensive avec un charmant pharmacien. Problème, sa famille, très attachée aux traditions, s’en rend compte. Sa punition ? Elle va être mariée de force à un homme qu’elle n’a jamais vu. D’abord désespérée, elle retrouvera rapidement un peu de joie en se rendant compte que son mari lui laisse toutes les libertés, particulièrement celle de réaliser son rêve : poursuivre ses études. Malheureusement, cette liberté et cette joie se révèleront vite n’être qu’une illusion…

Note

9/10 !

Il frôle le coup de coeur, mais peut-être était-il vraiment trop sombre pour moi. C’est une lecture difficile, nécessaire, mais remplie d’injustices qui m’ont fait serrer les dents. La fin est vraiment la cerise sur le gâteau, ou plutôt le coup de massue sur la lueur d’espoir…

Mon avis

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La Bibliothèque des Coeurs Cabossés, de Katarina Bivald

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La Bibliothèque des Coeurs Cabossés, de Katarina Bivald, aux éditions Denoël. Image tirée d’Amazon.

Données techniques

La Bibliothèque des Coeurs Cabossés est le premier roman de Katarina Bivald. Il a été traduit du suédois par Carine Bruy. Ma version, sorti aux éditions J’ai Lu en mai 2016, fait un peu plus de 500 pages.

Résumé

À son arrivée à Broken Wheel, dans l’Iowa, Sara, une jeune Suédoise, se réjouit de rencontrer Amy, femme âgée avec qui elle correspond depuis plusieurs mois. Sauf qu’il y a un problème de taille : Amy est décédée. Sara se retrouve alors seule dans une petite ville inconnue, entourée d’habitants qui vont bien heureusement rapidement s’attacher à elle…

Note

4/10

Je n’ai malheureusement pas du tout croché. Humour lourd, répétitions, j’ai été totalement perdue par une intrigue un peu floue qui ne m’a pas du tout charmée, et les personnages que j’ai trouvés insipides n’ont pas aidé à rattraper le coup. Bref, ce n’est pas du tout un coup de coeur pour moi !

Mon avis

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Boomerang, de Tatiana de Rosnay

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Couverture de Boomerang, aux éditions Livre de Poche. Image tirée du site de l’éditeur.

 

Données techniques

Boomerang est le deuxième roman de Tatiana de Rosnay, paru en 2009. La version originale, en anglais est titrée A Secret Kept. Le roman a été traduit par Agnes Michaux et ma version, sortie aux éditions Le Livre de Poche, fait un peu moins de 400 pages.

Résumé

Pour les 40 ans de sa soeur, Mélanie, Antoine décide de faire fort : un retour aux sources, à Noirmoutier, là où ils passaient leur été lorsqu’ils étaient enfants et que leur mère était encore vivante. Au retour, Mélanie semble se souvenir de quelque chose de très important et, alors qu’elle s’apprête à révéler ce secret à son frère, c’est l’accident. Antoine devra alors jongler entre l’hôpital où se rétablit sa soeur, ne se souvenant plus de ce qu’elle voulait révéler, et sa vie de père célibataire, divorcé depuis peu et débordé par ses trois adolescents…

Note

6/10 !

Je ne qualifierais pas ce livre de déception, mais ce n’est pas une magnifique découverte non plus. Antoine, le personnage principal, est attachant, et le style est sympathique pour une lecture sans prise de tête, mais l’intrigue oscille entre trop de choses et pas assez de surprise. En ajoutant à cela des personnages secondaires un peu trop creux, on obtient un roman qui ne m’a pas franchement emballée, même s’il restait plutôt addictif…

Mon avis

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We Need To Talk About Kevin, de Lionel Shriver (Il Faut Qu’on Parle de Kevin)

 

RemarqueJe suis bien consciente qu’au vu des événements qui se sont déroulés à Orlando, ce livre n’est pas le meilleur pour se remonter le moral et qu’il fait un peu trop écho au massacre qui est arrivé. L’article étant écrit depuis plusieurs jours, j’ai décidé de le publier, mais je n’en voudrai à personne si vous décidez de ne pas le lire 🙂

Toutes mes pensées vont aux proches et familles des victimes…

 

 

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Couverture de We Need To Talk About Kevin, aux éditions Serpent’s Tail. Image tirée du site d’Amazon.

Données techniques

We Need To Talk About Kevin est un roman de Lionel Shriver paru en 2003. Il a été traduit en français par Françoise Cartano et est sorti en 2006 aux éditions Belfond. Mon exemplaire est édité chez Serpent’s Tail et fait un peu plus de 400 pages.

Résumé

Dans We Need To Talk About Kevin, on lit les lettres qu’Eva Khatchadourian écrit à son mari absent, Franklin. Elle se sert de ce moyen d’expression pour sortir tout ce qu’elle a sur le coeur en ce qui concerne leur fils, Kevin. Dès le début, on comprend que ce dernier a commis un massacre dans son école, et qu’Eva essaie de comprendre pourquoi c’est arrivé. Au fil des pages, on découvre un Kevin glaçant, et une relation mère/fils très perturbante…

Note

7/10

L’histoire est vraiment très intéressante et mène à de nombreuses réflexions. L’auteure a un talent pour nous faire changer d’opinion d’une page à l’autre, ce que j’ai trouvé très appréciable dans ce livre. Cependant, les personnages étaient parfois un poil caricaturaux et le style ainsi que le vocabulaire sont lourds, malheureusement.

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Room, d’Emma Donoghue

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Couverture de Room, aux éditions Picador.

Données techniques

Room est un roman d’Emma Donoghue sorti en 2010. Il a été traduit en français, sous le même titre, par Virginie Buhl. Mon exemplaire, sorti aux éditions Picador, fait tout pile 400 pages.

Résumé

Jack a cinq ans. Tout ce qu’il connaît du monde tient entre quatre murs, dans un vrai bunker construit par l’homme qui a kidnappé sa maman, il y a des années de cela. Petit à petit, très doucement, il va apprendre ce qu’il n’aurait jamais soupçonné : le monde ne se résume pas à sa maman, à leur pièce, à leurs meubles, à leurs jouets. Là, dehors, un monde totalement inconnu l’attend… Pour peu qu’ils puissent s’échapper.

Note

8/10 !

C’était la deuxième fois que je lisais ce livre et, malgré quelques défauts que j’ai remarqués et qui m’avaient échappé lors de la première lecture, je l’ai beaucoup apprécié. Les personnages sont attachants, le sujet abordé par un angle très original qui donne tout son charme et son émotion à l’histoire et la relation entre Jack et sa maman est très belle !

Mon avis

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