Le Passager, de Jean-Christophe Grangé

Voilà fort longtemps que je n’ai plus posté sur ce blog… La faute aux cours qui m’ont forcé à choisir des priorités parmi mes hobbys ! Mais avec ce semestre cauchemardesque qui touche à sa fin, l’envie m’est revenue de vous partager mes lectures estivales.

Lectures estivales qui font pourtant froid dans le dos, vu que je suis dans une longue période de lecture de thrillers divers et variés ! On commence avec un classique francophone du genre : Jean-Christophe Grangé.

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Le Passager, de Jean-Christophe Grangé, aux éditions Le Livre de Poche

 

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Genres

Thriller ; Policier

Note

4 stars

Traqueur ou traqué ? Dangereux… ou en danger ? La vie de Mathias Freire bascule quand son chemin croise celui d’un de ses patients, victime d’une fuite psychologique. En d’autres mots, un homme qui s’est créé une vie de toute pièces et a tout oublié de sa vie passée. En essayant de l’aider, Mathias Freire va plonger dans une sordide histoire de meurtres psychologiques… Qui semblent le désigner comme principal suspect.

Le résumé de ce livre est très compliqué à écrire sans dévoiler une partie essentielle de l’intrigue… et le même problème se pose pour la critique. Sur trame de pertes de mémoire, nous suivons ici le psychologue Mathias Freire, qui se retrouve dans une histoire sombre dont il n’a aucun souvenir… Mais d’ailleurs, les souvenirs qu’il pense avoir sont-ils vraiment les bons ?

Aux côtés de ce psychiatre égaré, une jeune inspectrice, Anaïs Chatelet, tente de résoudre un meurtre extrêmement violent sous fond d’histoire mythologique : un SDF retrouvé mort… et avec une tête de taureau enfoncée sur son crâne, rappelant l’histoire du Minotaure. Malheureusement pour elle, ce cas la replongera dans des souvenirs d’enfance qu’elle aurait préféré oublier, et dans le sombre passé de sa famille.

Dans un thriller de cette longueur (il culmine quand même à plus de 900 pages !), ce que je recherche principalement, c’est un suspense qui dure, pour ne pas nous faire perdre tout intérêt. Pari réussi pour ce livre ? À moitié… Le rythme est bien soutenu, et l’alternance des narrateurs permet de ne pas plonger dans l’ennui, mais la conclusion est trop lente à arriver, et trop longue. Pour preuve, j’aurai un peu lu en diagonale les dernières lignes (oups, pas bien !).

L’autre bémol, c’est l’enchaînement de faits tirés par les cheveux, et la chance de Mathias Freire qui devrait vraiment jouer au loto, tellement il a (comme on dit par chez moi), « le cul bordé de nouilles ». Alors certes, les thrillers recherchent à nous captiver et à nous fasciner, mais j’apprécie tout de même un certain réalisme dans l’enchaînement des événements. Dans ce roman, il y a à mon goût trop de hasards présents uniquement pour  faire avancer l’intrigue, et qui m’ont fait grimacer.

Des thrillers que j’ai lus ces dernières semaines, ce n’est pas mon favori, pour les deux raisons citées. Les quatre étoiles que je lui ai attribuées se traduiraient plutôt en un 7/10. Néanmoins, il exploite un thème original (celui des fuites psychologiques) que l’on n’a pas l’impression d’avoir déjà lu trente fois, et a pour mérite d’avoir une conclusion à laquelle je ne m’attendais franchement pas.

À lire si vous êtes fans de complot, et que vous aimez les (longs) thrillers qui jouent plus sur le psychologique que sur le gore.

 

Juliet Takes a Breath, de Gabby Rivera

 

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Juliet Takes a Breath, de Gabby Rivera, aux éditions Riverdale Avenue Books

 

« Girl, how rude do you plan to be in this life? And trans people can be gay too, FYI. Listen, the idea is to let people identify how they want without someone being in their face asking questions that aren’t any of their business. Kinda like when white people want to know where we’re really from, you know? »

Merci à NetGalley de m’avoir permis de lire ce roman !

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Genres

LGBT+ ; Young Adult ; Contemporain

Note

4 stars

Juliet Milagros Palante, jeune fille latino, vit au Bronx, entourée d’une famille qu’elle aime et qui l’aime. Mais voilà, Juliet est en couple avec une fille… Le livre féministe d’Harlow Brisbane va lui donner le courage de faire son coming-out, juste avant de s’envoler pour Portland, où elle va passer un mois en stage avec cette auteure qu’elle admire. Entre difficultés familiales, déceptions amoureuses, nouveaux termes et nouvelles réalités à découvrir, bref, entre joies et peines, Juliet va passer un été compliqué mais enrichissant.

Les livres féministes (qui le sont vraiment ou qui prétendent seulement l’être) sont désormais monnaie courante dans la littérature, que ce soit dans la littérature YA, dans les romans contemporains ou dans la non-fiction. Par contre, il est plus rare de trouver des livres dont l’héroïne, ou le héros, est à la fois une personne féministe, LGBT+, ET de couleur. Si en plus vous cherchez un livre écrit par un(e) auteur(e) concerné(e) par ces trois points… Bonne chance.

Mais Juliet Takes A Breath fait partie de ces perles rares ! Son auteure, Gabby Rivera, est une femme queer, latino, féministe, et qui vit dans le Bronx. De plus, elle travaille chez Marvel ce qui, même si ça n’a pas grand-chose à voir avec ce roman, est toujours un bon point en ce qui me concerne. Bref, Gabby Riviera sait de quoi elle parle.

Et ça se voit. Nous voici (enfin, oserais-je dire) devant un livre qui ose pointer les côtés négatifs du féminisme tel que vu par les femmes blanches, qui ont un peu tendance à oublier qu’elles ne sont pas les seules femmes de la planète (n’y voyez aucune agressivité, je me compte dans les rangs de ces femmes-là). Harlow Brisbane, l’auteure du livre qui inspire tant Juliet dans ce roman, est tout d’abord vue comme la féministe parfaite, jusqu’à ce que Juliet s’adresse à d’autres femmes de couleur, qui lui font ouvrir les yeux sur le fait qu’Harlow n’est, après tout, pas si parfaite que ça. Je me suis pas mal reconnue dans son parcours de découverte (qui concerne non seulement le féminisme, mais aussi le racisme et le milieu LGBT+), avec les termes qui m’étaient aussi inconnus il n’y a pas si longtemps que ça, les difficultés et les aspects négatifs de ce féminisme « privilégié » que je ne voyais pas.

En plus des découvertes et des apprentissages faits au fil de la lecture, je peux vous garantir que vous allez rire ! Juliet est très drôle, et n’a pas sa langue dans sa poche. Ses réflexions sur la vie à Portland (ville où la communauté et la culture LGBT+ sont visiblement très présentes), comparées à la vie au Bronx à laquelle elle est habituée, m’ont assez fréquemment fait éclater de rire.

Un livre drôle et intelligent, que demander de plus ? Peut-être vous demandez-vous pourquoi je n’ai mis que quatre étoiles à ce livre, au vu de ce que je dis en-dessus. Eh bien pour deux raisons très simples. La première est que j’ai ressenti une envie de parler de tout ce qui tenait à coeur à l’auteure, au point d’en arriver à un récit un peu brouillon parfois. La deuxième résulte de la première : il y a très peu d’intrigue dans cette histoire. Il se passe en fait peu de choses, et l’histoire est plus une longue réflexion et un long développement du personnage principal qu’un roman avec de nombreux rebondissements. En soi, ce n’est pas vraiment un problème, mais je m’attendais à autre chose en lisant le résumé.

Pour conclure, je dirais donc que je recommande ce livre à celles et ceux qui sont intéressées par le féminisme et notamment par ses côtés un peu moins exploités (le rôle de la femme non-hétéro et des femmes de couleur dans le féminisme, surtout), ainsi qu’à celles et ceux qui aiment lire des romans avec un héros ou une héroïne faisant partie de la communauté LGBT+. Et même si vous ne faites partie d’aucune des deux catégories, je vous le recommande quand même, car il aborde des sujets importants et qu’il est très drôle !

 

Et en français, alors ?

Malheureusement, il n’existe pour le moment pas de traduction française de ce roman.

Cependant, il est facile à lire en version originale, sauf peut-être pour les termes plus « jargon » utilisés dans le Bronx, dont la traduction est par contre facile à trouver. Si les termes plus spécialisés vous font peur, rassurez-vous, beaucoup d’entre eux sont expliqués !

The Green Mile, de Stephen King

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Couverture de The Green Mile, aux éditions Orion. Photo tirée d’Amazon

 

Données techniques

The Green Mile est un roman de Stephen King, tout d’abord publié en six différents volumes entre mars et décembre 1996. Les six volumes ont ensuite été regroupés en un seul tome. L’histoire a été traduite en français par Philippe Rouard, sous le titre de La Ligne Verte. La version de poche compte environ 500 pages.

 

Résumé

The Green Mile raconte l’histoire de Paul Edgecombe, un ancien gardien de prison, aujourd’hui dans une maison de retraite, qui travaillait dans le couloir de la mort d’une prison. En 1932, un prisonnier extraordinaire, répondant au nom de John Coffey, arrive après avoir été condamné à mort. Edgecombe réalisera rapidement que Coffey dispose de pouvoirs de guérison hors du commun et se rendra également compte que le crime pour lequel Coffey est condamné n’est pas totalement clair…

 

Note

10/10 !

C’est un vrai coup de coeur, un livre dont je ne suis pas sortie indemne. Il est rempli d’émotions, de personnages aux personnalités incroyablement bien décrites. C’est un petit bijou à l’intrigue inventive et passionnante et qui, par son thème principal, mène évidemment à la réflexion. À ne pas rater !

 

Mon avis

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